
Mythes et rites des Enfers sumériens: Volume II
Après avoir exploré dans le premier volume la descente d’Inanna aux Enfers et la destinée tragique de Dumuzi, ce second tome poursuit l’exploration du royaume des morts à travers une sélection de poèmes et d’élégies sumériennes, dont certains sont traduits en français pour la toute première fois. Ces textes, d’une intensité dramatique rare, donnent voix aussi bien aux rois qu’aux dieux et aux simples mortels confrontés à la mort et à l’inéluctable voyage vers le monde souterrain. On y découvre la passion du dieu Lulil, la descente de Ninĝišzida aux Enfers, la fin du roi Ur-Namma, mais aussi des élégies poignantes dédiées à Nannaya et Nawirtum. Le grand cycle de Gilgameš, Enkidu et les Enfers est également présenté, aux côtés de compositions lyriques et rituelles comme des eršemma et des lamentations.
À travers ces récits, se dessine un paysage spirituel où les Enfers ne sont pas un lieu de châtiment, mais un univers austère gouverné par Ereškigal et les puissances infernales. Ces poèmes révèlent la vision sumérienne de la fragilité humaine, de la mémoire des morts et du lien indissoluble entre les vivants et leurs ancêtres. À travers ces textes millénaires, le lecteur découvre également les rites et les traditions funéraires de la culture sumérienne, mais aussi tout un pan de leur civilisation. Ils nous éclairent sur le rôle des Anunna dans l’organisation du monde souterrain, et mettent en lumière la figure récurrente des dieux mourants, dont la disparition et le retour symbolisent le cycle des saisons et le renouvellement de la vie.Par ses traductions philologiques et son analyse, ce volume clôt une exploration entamée dans le premier tome et permet d’embrasser dans son ensemble l’univers infernal de la Mésopotamie ancienne.

Mythes et rites des Enfers sumériens: Volume I
Les Sumériens s’interrogeaient sur le destin de l’âme après la mort, croyant qu’elle descendait dans les Enfers, un lieu sombre et poussiéreux. Contrairement aux croyances religieuses plus récentes, l’au-delà mésopotamien n’était ni un lieu de récompense ni de punition, mais un espace morne et neutre où les esprits menaient une existence terne. Les proches des défunts pratiquaient des rites funéraires complexes, incluant des offrandes de nourriture et de boissons, afin d’assurer que les âmes soient bien accueillies dans les Enfers et n’évoluent pas en esprits errants et malveillants.
Dans la culture sumérienne, le royaume des morts était dirigé par la déesse Ereškigal, assistée par les sept juges Anunna qui rendaient justice aux âmes des défunts. La reine des morts pouvait également compter sur des démons, comme les fameux galla, et d’autres créatures redoutables pour l’aider à régner sur cet espace infernal. Les Sumériens, comme tous les Mésopotamiens, cherchaient à comprendre la mort et les Enfers à travers leurs récits mythologiques, leurs rituels et leurs relations avec les divinités. Ces interrogations reflètent leurs préoccupations existentielles et spirituelles, ainsi que leur désir de préserver l’équilibre entre le monde des vivants et celui des morts.
Ce premier volume s’articule autour du poème La descente d’Inanna aux Enfers et des œuvres relatant La mort de Dumuzi qui en découlent. Les traductions et les analyses proposées offrent un éclairage renouvelé sur les événements et les personnages de ces récits. Enfin, l’étude philologique et historique de ces compositions permet de mieux comprendre l’univers infernal, ses rites funéraires, ainsi que le cycle des saisons tel que perçu par les Mésopotamiens.

Les aventures sumériennes de Gilgameš
Probable roi historique d’Uruk et héros majeur de la mythologie mésopotamienne ancienne, Gilgameš fut le protagoniste de l’Épopée du même nom qui fut rédigée en akkadien à la fin du IIe millénaire avant notre ère. Ce poème considéré comme la plus ancienne oeuvre littéraire de l’humanité repose en partie sur plusieurs textes en langue sumérienne composés entre la fin du IIIe et le début du IIe millénaire av. J.-C. À la différence de l’Épopée, ceux-ci peuvent être appréciés en tant que compositions individuelles.
Cet ouvrage propose pour la première fois l’intégralité de cinq mythes sumériens présentant plusieurs exploits de ce personnage fabuleux. Gilgameš et Humbaba décrit comment le héros et son ami Enkidu tuèrent le monstre Humbaba, le gardien de la forêt de cèdres. Le mythe intitulé Gilgameš et Agga retrace la révolte du souverain d’Uruk contre le roi Agga de Kiš. Gilgameš et le Taureau du Ciel évoque son combat contre cet animal fantastique. Dans Gilgameš, Enkidu et le monde infernal, le surhomme fit tomber dans les Enfers sa boule et son maillet. Son camarade décida de les lui ramener, mais resta prisonnier dans le royaume des morts. Ramené parmi les vivants, il lui apprit les règles qui ont court dans l’au-delà et le destin des défunts qui finissent dans le Pays sans retour. Enfin, le récit nommé la Mort de Gilgameš fait référence aux derniers instants du champion, ses rêves et ses funérailles ainsi que son destin exceptionnel comme juge des Enfers…

Mythes des origines de la littérature sumérienne
De tout temps, l’homme a tenté d’élucider les mystères de l’origine du monde. Les théologiens mésopotamiens ont produit de nombreux textes cunéiformes d’ordre cosmogonique, théogonique et anthropogonique permettant de fournir des explications à ces questions universelles. L’union du Ciel et de la Terre, la naissance des dieux et leur incidence sur l’organisation du monde, la création des premiers hommes furent des thèmes de la culture sumérienne qui influencèrent fortement les croyances religieuses des peuples mésopotamiens ultérieurs.
Ces récits furent notamment exploités par les scribes hébreux pour la rédaction de l’Ancien Testament. Louis Galador propose la traduction française des mythes de création en langue sumérienne depuis les dynasties archaïques jusqu’à la période kassite. Les plus grands récits de ce genre littéraire sont ici disponibles : Enki et Ninḫursaĝ, l’hymne à la houe, Enki et l’organisation du monde, le cylindre de Barton, le déluge… Tous ces textes antiques sont accompagnés d’une explication historique et mythologique permettant une meilleure compréhension des évènements qui y sont mentionnés.

Dictionnaire des divinités et des symboles de la Mésopotamie
La mythologie mésopotamienne fait référence aux mythes et aux textes religieux des Sumériens, Akkadiens et Babyloniens. Ces œuvres étaient rédigées en écriture cunéiforme par des scribes sur des tablettes de pierre ou d’argile. Plusieurs longs fragments ont survécu, dont certains sont considérés comme les histoires les plus anciennes au monde. Ils permirent de donner aux historiens un aperçu de l’idéologie et de la cosmologie de ces civilisations antiques. Destiné à tous les amateurs de la mythologie mésopotamienne et pas seulement aux spécialistes, ce dictionnaire est l’outil indispensable pour se familiariser avec cette culture qui dura plus de trente siècles.
Cette nouvelle édition revue et augmentée propose plusieurs centaines d’entrées où chaque divinité bénéficie d’une notice claire et complète. Ce dictionnaire détaille également les démons, les objets divins, la magie et le symbolisme religieux, abordés de façon claire et précise par ordre alphabétique.

Enuma Elish: La Genèse Babylonienne
L’Enuma Elish commence à l’origine de l’univers lorsque les deux divinités primordiales, Apsû et Tiamat, s’unirent pour engendrer les premiers dieux. La troisième génération, trop agitée, provoqua la colère d’Apsû qui décida de les détruire. Ce fut le début de la guerre entre les dieux qui déboucha sur le combat ultime entre Tiamat et le champion des Anunnaki, Marduk.Vieux de 3 000 ans, ce poème est l’une des sources les plus importantes pour comprendre la vision du monde babylonien, centrée sur la suprématie de Marduk et la création de l’humanité au service des dieux. En proposant la traduction française, ainsi qu’une analyse historique et mythologique, cet ouvrage nous dévoile l’envers du décor de cette épopée ainsi que son influence sur l’Ancien Testament et notre approche du divin.

Enlil le roi des dieux
Dieu associé à l’air et au vent, organisateur de l’univers ; Enlil est avant tout le roi des Anunna, la divinité suprême du panthéon suméro-akkadien et par là, de toutes les choses existantes dans le monde. Sa résidence terrestre se nommait l’E-kur et se trouvait à Nippur, la capitale religieuse de la Mésopotamie. Du haut de son trône, il fixait les destins et attribuait la royauté aux souverains. Dans les premiers mythes cosmogoniques sumériens, il joua un rôle fondamental en séparant An (le ciel) de Ki (la terre) et rendant ainsi le monde habitable. Dans de nombreux poèmes en son honneur, il est mentionné comme étant à l’origine de l’abondance et de la civilisation. Ses ordres étaient immuables et nul ne pouvait le contredire. Il pouvait jouer un rôle bénéfique pour les humains ou bien châtier ceux qui lui déplaisaient. Ainsi, il fut l’instigateur du déluge et de la destruction de l’empire d’Akkad et de la civilisation sumérienne.
Ce livre propose la traduction complète des plus grands mythes concernant cette divinité notamment Enlil et Ninlil, l’Hymne à la houe, la Lamentation sur Uruk… Chaque texte est accompagné d’une explication historique et mythologique permettant une meilleure compréhension des évènements qui y sont mentionnés.

Ninurta : Portrait d’un dieu mésopotamien
Ninurta était le fils d’Enlil, le roi des dieux, et de la déesse Ninmah. Il était l’une des premières divinités attestées de Sumer et avait une place majeure au sein du panthéon mésopotamien. Les plus anciens textes nous présentent Ninurta comme une divinité de l’agriculture et de la guérison, qui soignait les humains de la maladie et éloignait l’influence néfaste des démons. Face à des menaces universelles qui mirent en danger la création tout entière, Ninurta fut désigné par ses pairs pour devenir leur champion et rétablir l’ordre cosmique. Ce livre propose la traduction complète des plus grandes épopées de cette divinité. Le Lugal-e, le mythe d’Anzû, l’Angim et le voyage à Eridu. Ninurta y affronta le monstre Asag qui s’empara de la montagne des dieux, puis il combattit l’oiseau Anzû qui vola la tablette des destins appartenant au souverain des Anunnaki. Des hymnes, pour la plupart inédits en français, complètent ces mythes pour mieux cerner la personnalité complexe de cette divinité mésopotamienne.
